Heureuse surprise. Il faut absolument que vous écoutiez le premier album de Randall Spear. Honnêtement, je ne me rappelle pas avoir aussi été agréablement surpris par un CD d’un artiste de Québec. Sa folk acoustique s’inscrit dans une longue tradition d’auteur-compositeur (Dylan, Young...). Mais c’est d’abord son chaleureux timbre de voix, très pur, un peu à la Jim Cuddy (Blue Rodeo), qui séduit l’oreille de Lauditeur. Il faut aussi souligner la qualité des choeurs féminins, qui ajoutent une délicate touche d’émotion. On est aussi particulièrement ravi par l’extraordinaire production, dont le dépouillement restitue l’essence de la musique de Spear. Les compositions ont une forte résonance, malgré leur (apparente) simplicité. Le Québecois d’origine irlandaise varie bien morceaux plus rythmés, avec une twist pop ou bluesée, et les complaintes. Il faut noter l’utilisation judicieuse de l’accordéon dont le spleen touche droit au coeur. Slow Parade est un foutu beau disque. Spear sera en spectacle au Sacrilège le 25 février, à 18h.
Éric Moreault - Le Soleil
2010-02-22
Critique dans le Soleil